Réflexion sur Romains 8, 2

« En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ
m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ».
Nous vivons dans le temps. Par la mort physique, nous entrons dans l’éternité. L’Apôtre nous le rappelle : « Rachetez le temps ! ». Comment le racheter ? En marchant dans la foi, c’est-à-dire dans l’Esprit de Dieu, et ainsi en demeurant en Christ. Ceux qui demeurent en eux-mêmes, c’est-à-dire dans leur intellect, leur volonté et leurs sentiments, se trouvent sous la loi du péché. Ceux qui sont en Jésus-Christ ne sont pas sous la loi du péché. Le secret d’une vie victorieuse au temps de l’épreuve consiste à entrer en Christ par la foi et de demeurer en Lui. Si vous perdez l’union avec Christ, vous cédez à la loi du péché et vous commettez un péché. Que faire ? Prendre conscience de sa misère et se repentir immédiatement. Comment ? En se tenant spirituellement près de la croix du Christ et en confessant son péché. En recevant le pardon par la foi en la puissance du sang du Christ. C’est la première étape. Mais vous n’êtes pas encore en Christ Jésus. Vous devez vous unir au Christ crucifié par la foi, en soumettant votre volonté à la sienne. Alors, la loi de l’Esprit agit. À cet instant, vous ne pouvez plus pécher, car par votre volonté, vous êtes pleinement unis à la mort du Christ, par laquelle Il a également vaincu le pouvoir du péché en vous.
Nous portons ce trésor, le Christ en nous, dans des vases d’argile. C’est pourquoi nous avons besoin d’humilité, de vigilance et de prudence. Un combat fait rage ; « ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber » (1 Corinthiens, 10:12). Nous tombons parce que nous sommes trompés par notre propre nature corrompue, c’est-à-dire par la chair, par les démons et par l’esprit du monde. Pourquoi nous trompent-ils ? Parce qu’ils veulent nous séparer du Christ. C’est pourquoi nous devons garder les yeux fixés sur notre but ultime : le salut de notre âme. Nous ne connaissons ni le jour, ni l’heure de notre mort ; c’est pourquoi nous devons toujours être prêts, comme Jésus Lui-même nous le dit. Ne nous laissons pas abattre par nos déceptions ou nos échecs, mais apprenons plutôt la sagesse de la vie.
Par exemple : une chrétienne a des conflits fréquents avec sa voisine. À maintes reprises, elle prend la résolution de ne plus se disputer avec elle. Mais elle échoue systématiquement. Elle ne veut pas se disputer, fait de son mieux, se conforme à la loi de Dieu par sa raison, et sa conscience lui dit qu’il est mal de se disputer. Elle ne le souhaite pas, mais elle brise toujours sa résolution. Pourquoi ? Parce qu’elle cède au péché par sa nature charnelle, c’est-à-dire par son ego. Le premier pas vers l’humilité consiste au moins à admettre cette vérité. C’est la première étape vers la délivrance. Que faire ensuite ? Elle doit prier avec ferveur pour apaiser sa relation avec sa voisine et placer sa relation avec Jésus au-dessus de son amertume personnelle. Dieu l’éclairera alors. Peut-être la colère de sa voisine vient-elle du mal qu’elle lui a fait par le passé, sans même s’en rendre compte, avant de prier. Peut-être l’a-t-elle provoquée par son orgueil ou son insouciance. Elle doit donc savoir qu’elle souffre uniquement à cause de son péché et que sa voisine a raison en partie, même si ce n’est pas le cas sur tous les points. Elle doit prendre la résolution, la prochaine fois que sa voisine laissera libre cours à ses émotions et la blâmera injustement, de mettre de côté son ego et d’endurer patiemment l’humiliation pour l’amour de Jésus. À ce moment critique, elle s’efforcera de penser aux souffrances de Jésus. Elle sera avec Lui et pensera en esprit à l’humiliation et à la douleur qu’elle Lui a infligées par ses péchés passés. À cet instant, elle considérera l’humiliation subie de la part de sa voisine comme un juste purgatoire pour ses péchés passés. Elle verra en esprit Jésus flagellé, couronné d’épines, couvert de crachats et raillé. Elle est consciente, avec lucidité, que Jésus a souffert innocemment, contrairement à elle. Elle souffre à présent pour ses péchés passés. Mais elle unit sa douleur et son humiliation à la douleur de Jésus. Alors elle ne répondra pas aux paroles de son prochain par l’autodéfense, l’apitoiement sur soi, la haine ou la vengeance. Si elle demeure unie au Christ et, en même temps, humble envers son prochain, elle triomphera et aidera son prochain à triompher également, et établira des relations amicales. Il lui sera alors facile de présenter ses excuses. Ce principe est conforme à l’esprit de l’Évangile du Christ. Régler un conflit de cette manière, c’est marcher selon l’Esprit de Dieu et c’est triompher de la loi du péché.
Conclusion : N’oubliez pas que, sans repentance ni prière, même les meilleurs conseils des Pères de l’Église ou les promesses des Écritures resteront vains.
Téléchargement : Réflexion sur Romains 8, 2










