Réflexion sur Romains 6, 4

« Nous avons tous été ensevelis avec Lui par le baptême dans Sa mort,
afin que, comme Christ est ressuscité des morts…,
nous aussi, nous marchions en nouveauté de vie ».

Ce verset parle non seulement de la mort du Christ, mais aussi de Sa résurrection. Il attire de nouveau notre attention sur le baptême, affirmant que nous sommes ensevelis avec le Christ par le baptême dans sa mort, ce qui signifie renoncer à notre propre volonté dans l’instant présent. Il en résulte que nous vivons une vie nouvelle, ou plutôt que Jésus vit en nous. Il agit alors en nous par la puissance de Sa résurrection.

D’une part, la résurrection historique du Christ à Jérusalem il y a 2000 ans ; d’autre part, notre union à Sa résurrection par le baptême. Le baptême seul ne suffit pas. Pour avoir de la lumière dans une maison, il faut des câbles électriques dans les murs, un interrupteur et une ampoule. On est connecté à la source d’énergie. Mais si l’on n’allume pas la lumière, la maison reste dans l’obscurité. Ce n’est que lorsqu’on l’allume que l’ampoule brille. On peut comparer le baptême à une connexion, et à l’activation de la foi. Le Christ vit en moi avec puissance par le baptême et par la foi active.

Marcher dans une vie nouvelle signifie vivre par la foi qui nous unit au Christ. C’est, en d’autres termes, l’obéissance de la foi, mentionnée par exemple au verset 16. L’obéissance de la foi signifie mettre en pratique la Parole de Dieu. C’est ce dont parlait Jésus lorsqu’il encourageait le peuple à vivre la Parole de Dieu, à l’incarner. Ceux qui agissent ainsi sont sages. Ils ne bâtissent pas leur vie sur le sable, mais sur le roc (Mt 7, 24). C’est le Saint-Esprit, et non l’esprit du monde, qui donne la vie nouvelle. Par la puissance du Saint-Esprit, le Christ vivant s’incarne en nous par notre obéissance de la foi et notre repentance. La repentance – la métanoïa – est un changement d’esprit. C’est un processus. Dans certaines situations, ma réaction instinctive est l’apitoiement sur moi-même, la critique, la colère ou l’impureté. Elle découle de la nature humaine originelle. Le processus de changement d’esprit passe par la repentance : le regret des péchés plutôt que l’apitoiement sur soi, l’autocritique plutôt que la critique, la douceur plutôt que la colère, la chasteté plutôt que l’impureté.

 

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