Réflexion sur 2Co 5, 21
« Celui qui n’a point connu le péché,
il l’a fait devenir péché pour nous,
afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »
Ce verset est précédé de versets apparentés, à commencer par le verset 14 : « Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière. Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu ! ».
En effet, Jésus n’a pas connu le péché, mais pour nous, Il a pris sur lui le péché originel, la source du mal qui a corrompu notre nature humaine. C’est littéralement comme s’Il s’identifiait au péché, et Il l’a fait par amour pour nous, afin que nous puissions obtenir en Lui la justice de Dieu, c’est-à-dire la justification du péché. Jésus a payé le juste prix pour le péché, et nous qui croyons en Lui et Lui sommes fidèles, nous Lui donnons nos péchés, idéalement juste après les avoir commis. L’acte de pénitence peut aussi être exprimé par un geste : nous nous frappons légèrement la poitrine avec la main droite et nous prions en silence, de préférence trois fois : « Seigneur, prends pitié ! ».
Il est très utile de contempler ce que Jésus a souffert pour nous quand Il s’est identifié, pour ainsi dire, au péché, c’est-à-dire qu’Il a pris sur Lui la source du mal, le péché, mais aussi tout le mal qui vient de cette source, c’est-à-dire du péché originel. Nous pouvons le contempler en priant le Saint Rosaire ou en contemplant les Sept Paroles de la Croix. Ainsi, la Parole de vie que nous réciterons pendant deux semaines veut nous rappeler : Jésus, tu as souffert pour moi et pour mes péchés à Gethsémani, dans la flagellation, sur le chemin de croix et sur la croix, afin que par ton sacrifice je puisse Te recevoir, toi l’Agneau sans tache, et ainsi le pardon des péchés, c’est-à-dire la justification de Dieu.
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