Réflexion sur Héb 13, 14

« Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente,
mais nous cherchons celle qui est à venir. »

L’apôtre Paul rappelle aux croyants de son époque, ainsi qu’à nous, une vérité profonde que nous oublions souvent. Nous n’avons pas de foyer permanent ici sur Terre. D’un autre côté, nous devons avoir et construire un foyer ici. Malheureusement, la culture décadente actuelle, qui est également massivement promue par le système politique supranational avec son idéologie du genre, cherche à briser l’unité de base de la société qu’est la famille. La famille est composée du père, de la mère et des enfants ; ils partagent une maison. La mère a toujours créé l’atmosphère du foyer. Même les enfants adultes, qui avaient leur propre famille, revenaient à la maison dans les moments difficiles, cherchant encouragement et réconfort auprès de leur vieille mère de son vivant. Malheureusement, ces dernières années, les parents âgés sont placés dans des maisons de retraite ou on constate même une tendance croissante en Europe occidentale à mettre fin à leurs jours le plus tôt possible par l’euthanasie ou le suicide assisté. Tout cela est provoqué par cette idéologie meurtrière et décadente, qui se propage massivement et touche également l’Europe de l’Est.

Un poète tchèque chante la maison : « Avec ou sans espoir, nous rentrons toujours à la maison ». Et il écrit à propos d’une mère : « Le trésor le plus cher au monde est le cœur d’une chère mère. Celui qui l’a perdu est pauvre, si grands que soient ses biens ». Malheureusement, la mentalité contemporaine, influencée par l’idéologie du genre, la justice pour mineurs, la maternité de substitution,… est véritablement un enfer sur Terre. Il faut s’y opposer et s’accrocher non seulement aux trésors de la foi, mais aussi à la tradition saine et naturelle de nos ancêtres, qui respectaient la famille, les parents et surtout la mère.

L’Apôtre nous rappelle non seulement que nous n’avons pas de demeure permanente ici, mais il montre que notre demeure est au ciel : « nous cherchons la ville à venir ». Cette ville est la Nouvelle Jérusalem, le royaume éternel des cieux, où nous tous, fidèles à Jésus-Christ, devons être rassemblés en une grande famille d’enfants de Dieu, comme l’a dit un jour un certain poète : « Dans les bras de Dieu, d’où nous venons, dans les bras de Dieu nous nous retrouverons. Qui aurait peur, ou qui tremblerait ? ». Pour nous y rencontrer, nous devons préserver le trésor de la foi et rester fidèles au Christ, à l’exemple des héros de la foi, c’est-à-dire des saints et des martyrs. Ils intercèdent pour nous et nous attendent auprès de notre Seigneur et des anges de Dieu. Ils prient le Seigneur de nous aider dans notre lutte spirituelle au cours de cette vie afin de ne pas perdre de vue la Jérusalem céleste. Chaque fois que nous entendons les mots « Élevez votre cœur ! », volons en pensée vers cette Jérusalem céleste. Notre Mère aussi, que le Seigneur nous a donnée à l’heure de sa mort, nous attend dans notre demeure céleste. Tournons-nous vers elle quotidiennement avec confiance, et elle ne nous abandonnera jamais.

 

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