Réflexion sur Jean 14, 21
« Qui a mes commandements et les observe, c’est celui qui m’aime. Et celui qui m’aime sera aimé de mon Père et Moi je l’aimerai et Je me manifesterai à lui. »
La condition d’une connaissance intérieure de Jésus est de recevoir Ses commandements. Mais cela ne suffit pas. Nous devons aussi les observer. L’observance des commandements de Jésus est un signe de notre amour pour Lui.
Pourquoi devrions-nous aimer Jésus? Parce qu’il nous a aimés le premier, il a pris sur Lui nos péchés sur lui au prix de Son sang versé, en mourant sur la croix. Il nous a ainsi obtenu le bonheur éternel dans le ciel. Le premier degré de l’amour c’est la gratitude. Même un chien peut être reconnaissant envers celui qui lui a fait du bien. Ou même un animal de proie, comme on le voit avec le lion dans la vie de saint Gérasse. Après que le saint ait enlevé une épine de la patte du lion et l’ayant nettoyée, le lion l’a fidèlement aidé en retour. Pour finir, plein de gratitude pour son bienfaiteur, le lion mourut de douleur sur la tombe du saint.
Personne ne nous a fait un plus grand bien si ce n’est le Seigneur Jésus. De plus, si nous aimons Jésus en observant les Commandements, c’est déjà à notre avantage pour cette vie. Les commandements de Jésus nous protègent de la dépendance servile et du mal, et ils disposent notre âme à l’amour pur et à faire le vrai bien aux autres. Le fruit est la paix de l’âme, que le monde ne pas peut donner. Quant à la mort et à l’Eternité, la porte de la Vie éternelle est ouverte à tout vrai adorateur de Jésus. En démontrant notre amour pour Jésus, nous nous aimons vraiment, et ainsi nous obtenons le bien le plus grand, tant en cette vie, qu’après la mort. Seule une personne sans sagesse boycotterait cette réalité à son détriment, tant pour le temp que pour l’éternité.
Les commandements de Jésus ne sont pas pesants, bien qu’ils exigent une certaine abnégation. L’abnégation paralyse en nous la source du mal, l’ego, qui nous cause du mal, ainsi que de la souffrance pour les autres. Les paroles de Jésus « se renier soi-même » ne sont pas un auto supplice sans but ; au contraire, par l’abnégation, nous obtenons des valeurs vraies et éternelles. Nous sommes invités à nous renier nous-même dans les petites choses, par l’amour de Jésus. L’amour, qui est une forme de sacrifice, par rapport à Dieu et le prochain, car il est intrinsèquement lié au renoncement à l’amour propre, c’est-à-dire l’égoïsme.
Les hommes d’aujourd’hui deviennent des maniaques d’informatique, des dépendants des réseaux sociaux, des smartphones… Ils passent beaucoup de temps à faire des choses horizontales. De nombreux rapports établis de cette manière et une grande partie des informations obtenues sont non seulement inutiles et futiles, mais aussi nuisibles à l’âme. C’est pourquoi nous devons contrôler notre curiosité qui nous mène à la vanité. Malheureusement, nous ne sommes pas curieux de connaître les vraies valeurs. Nous n’avons pas le temps de chercher la Parole de Dieu, le mystère de Dieu, ou les trésors de Dieu, trésors que la rouille ne détruira pas et que les voleurs ne voleront pas.
Jésus me promet que si j’observe ses commandements, Lui démontrant par là un véritable amour, il en résultera que je serai aimé du Père céleste. Jésus promet aussi qu’il se manifestera ensuite à moi.
Le monde parle constamment d’amour, mais ce mot est un masque pour l’égoïsme, l’immoralité, la perversion, le cynisme et la tyrannie les plus impitoyables. Par exemple la loi sur la protection de l’enfance. Ces lois ne visent pas à protéger les enfants, mais plutôt à les voler aux parents et à les soumettre à la dévastation morale et aux souffrances mentales et physiques les plus extrêmes. Les gens parlent d’amour, mais nous assistons à une augmentation spectaculaire des divorces, aux meurtres d’enfants à naître, aux poursuites judiciaires – et ils disent que c’est tout en vue de « l’amour ». En fait, c’est l’amour de soi, l’égoïsme impitoyable.
En lisant le chapitre 14, nous pouvons trouver d’autres versets qui indiquent le fruit pour Jésus. Dans le verset 23, Jésus promet : « Mon Père l’aimera et nous viendrons à lui et nous prendrons demeure chez lui. »
Ainsi, celui qui aime Jésus et observe Ses commandements – ce qui comporte le sacrifice, parfois la moquerie, la persécution ou l’humiliation – fera l’expérience de ce sacrifice d’amour pour Jésus qui porte ses fruits, c’est-à-dire que toute la Sainte Trinité habite l’âme de cette personne qui devient alors un tabernacle vivant et un véritable porteur du Christ, un « Cristophoros ».
Quand Jésus a prononcé ces paroles la veille de sa mort, il a encouragé les apôtres. Il encourage également tous ceux qui ont reçu et observent les Commandements, en disant : « Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai vous voir. Ce jour-là, vous saurez que je suis dans mon Père et vous en moi et moi en vous. Celui qui a mes commandements et les observe, c’est lui qui m’aime… et je me manifesterai à lui. »
Jésus a également parlé de la réalité contraire : « Celui qui ne m’aime pas, et ne regarde pas mes paroles ». Cela vaut aussi pour chaque prêtre, évêque ou même pape. Je peux me demander : est-ce que j’aime Jésus ? La réponse est claire : si j’observe Ses paroles, j’aime Jésus. Si je ne les observe pas, je ne L’aime pas. Je dois me repentir et observer Ses paroles. C’est logique.
Dans les versets suivants, Jésus parle de l’Esprit Saint, qu’Il nous a promis, afin que nous puissions L’aimer, observer Ses commandements, ou même offrir nos vies pour Lui, en suivant l’exemple de milliers et de centaines de milliers de martyrs. L’époque dans laquelle nous vivons nous motive à le faire.
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