UNE HEURE AVEC JÉSUS (PRIÈRE CONTEMPLATIVE)

« Donc, vous n’avez pas été en mesure de veiller avec moi une heure (tous les jours) ? Veillez et priez » (Mt 26,40). Jésus appelle, appelle de tout son cœur ! Pourtant, personne n’a élevé la voix si souvent et presque en vain, tant de fois, comme Jésus-Christ l’a fait. Aucun appel n’a été si peu compris et même par ceux qui ont connu Jésus comme leur Sauveur et Seigneur.

Nous pouvons trouver ici la plus grande contradiction : il y a des personnes qui, bien qu’ils nomment Jésus comme leur Seigneur, ne le suivent pas. Comment comprendre cela ? Le chemin à la suite de Jésus ne peut être ouvert qu’avec une clé, avec la clé du pur amour. Il n’y a pas d’autre clé. Par conséquent, le Seigneur nous dit que, dans l’accomplissement du premier Commandement : « Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur (par-dessus tout) », là nous est donné la clé de tout comportement juste.

Le chemin à la suite de notre Seigneur, et la persévérance à le suivre, n’est pas possible sans amour, et ne peut être réalisé, que dans une prière contemplative. Avec Jésus, au moins une heure (par jour) (cf. Mt 26,40).

PRIÈRE CONTEMPLATIVE (PC) – ORDRE, RÈGLES ET PRATIQUES

Le Rosaire : Ordre de prière : faire une brève réflexion avant chaque douzaine, puis essayer de voir, écouter et vivre chaque mystère (il y a beaucoup d’instructions et de réflexions à ce sujet).

Le chemin de la Croix : Il y a beaucoup d’instructions sur cette prière. Il est également bon d’avoir une réflexion personnelle sur la Passion du Christ et en elle utiliser deux règles : 1) essayer de percevoir ce que Jésus souffre, 2) revoir ses péchés et pensées égoïstes, avec lesquelles nous avons causé sa souffrance. Question : Qu’as-tu fait, Jésus pour moi, et moi, qu’est-ce que je fais pour Toi ?

 

Une heure de PC

Explication de quelques règles (pratiques) :

La position du corps pendant la prière : Pour rendre la prière intérieure intense, il est nécessaire d’observer certaines règles. Pendant la prière, les mains sont levées, et pas n’importe comment, mais elles doivent exprimer la vigilance et l’abandon total au Christ. Comme on le sait, celle-ci était la posture parmi les Juifs pendant la prière. Le Christ et sa mère priaient de cette manière, et ainsi priaient aussi les Apôtres et les premiers chrétiens. Cette position est déjà une prière en soi, c’est une ouverture pour recevoir l’Esprit-Saint. Nous mettons donc l’accent sur la position du corps.

Moyens nécessaires : Quels sont les moyens nécessaires à la prière contemplative ? Il y a deux principes fondamentaux : l’Écriture Sainte et le carnet avec un stylo. Chaque fois qu’une certaine inspiration vient ou une certaine inquiétude apparaît, alors nous pouvons les écrire brièvement et immédiatement revenir à la présence de Dieu. Pendant les courtes pauses, nous pouvons lire l’Ecriture Sainte. Il est souhaitable d’avoir une croix et une horloge dans la pièce où l’on prie.

Ordre de prière : Le temps de prière est divisé en trois parties, dont il y a toujours 15 minutes de prière intensive et 5 minutes de repos. Le début est le plus difficile : sortir de l’esprit du monde et se mettre en présence de l’Esprit de Dieu. Cela exige une sorte d’abnégation intérieure et extérieure et, d’une manière prédominante, de cette abnégation dépend la bénédiction de toute prière. Un vieux proverbe dit : « Celui qui commence bien est déjà à mi-chemin de l’œuvre ». Cela s’applique non seulement aux débuts des choses naturelles, mais aussi à la prière, et celle-ci en particulier.

Objectif : Le but de cette prière est d’entrer en la présence de Dieu et d’y demeurer. Ce n’est pas si simple, mais c’est accessible à tous. Ce n’est pas un privilège, réservé seulement à certaines personnes, mais tout chrétien sincère peut prier de cette façon, sans exclure les enfants. Cette prière est fondée sur la parole de Dieu et l’Épiclèse (fervente invocation à Dieu pour la venue de l’Esprit Saint). Ici, c’est vraiment l’incarnation de la Parole : Jésus en nous ! L’incarnation de la Parole de Dieu exige notre « Oui » humain – « FIAT » (« qu’il soit fait pour moi ») et l’épiclèse de l’Esprit Saint. La Mère de Jésus a connu l’épiclèse la plus intense : au début, quand la Parole est devenue chair et qu’elle devint par la Foi la Mère du Premier-né, c’est-à-dire Jésus. Et puis, avant la mort de Jésus sur le Calvaire, quand Elle et la future Église – représentée par le disciple – ont reçu la parole : « Voici ta Mère ! ». Avant et pendant la descente de l’Esprit Saint, Marie a vécu avec les Apôtres une épiclèse de 10 jours – invoquant l’Esprit Saint pour qu’Il vienne et les comble – ainsi la Parole redevint le Corps et fit naître l’Église, dont la Mère était Marie. Par conséquent, la Mère de Jésus est également la Mère des deuxièmes-nés, c’est-à-dire Elle est Mère de l’Église et ta Mère.

Invocation à haute voix : Dans l’Épître aux Hébreux, il est dit que le Christ a offert des prières et des supplications avec de forts cris et des larmes, à Celui qui pouvait le sauver de la mort (cf. Héb 5,7). Dans les psaumes, le roi David souligne la nécessité d’implorer le Seigneur à haute voix, devant sortir des profondeurs de l’âme. Le cri devant le Seigneur, quand une âme verse ses douleurs et ses peurs, est libérateur et apporte la guérison. « L’Esprit lui-même intercède avec insistance pour nous, avec des gémissements inexprimables » (cf. Rom 8,26).

Quelqu’un pourrait-être indigné par l’imploration à haute voix dans cette prière, mais il est possible aussi d’implorer intensément même sans voix (en silence). Lorsqu’une personne éprouve de fortes douleurs physiques, elle réagit de la même manière, que ce soit en Corée, en Amérique ou en Europe. On n’utilise pas de longues phrases, mais plutôt on gémit en émettant des sons : aaaaaa, uuuuuu … Si une personne a de fortes douleurs émotionnelles, par exemple, en raison de la perte d’un être cher, des larmes apparaîtront dans ses yeux, elle va commencer à pleurer et cela l’aidera à déverser son cœur, mais elle a encore besoin de quelqu’un avec qui elle pourrait partager sa douleur et évacuer son cœur. La douleur partagée est la moitié de la douleur. Dans ces pleurs, si la douleur est profonde, il y aura des gémissements : uuuu-uuuu-uuuu … De même, quand quelqu’un ressent une grande joie, alors, il manque de mots ou de phrases et il fredonne à bouche fermée : la-la-la… (cf. Saint Augustin, Bréviaire, le jour de la mémoire de Sainte Cécile, 22 novembre, deuxième lecture). Cette langue unit toutes les personnes qui ont vécu sur terre. Habituellement, quand quelqu’un est trompé, trahi ou se sent irrité, alors il élève la voix. Les gens incrédules réagissent avec des malédictions ou évacuent leur colère sur ceux qui leurs ont fait du mal. Quand une personne se fait du mal à elle-même, elle est en colère contre elle-même et elle évacue cette colère en criant : « Comme je suis stupide ! ». Plus cette colère est grande, moins on est capable d’exprimer la colère et la douleur de l’âme avec seulement des mots, on gémit uniquement : c’est une sorte de iiii-iiii-iiii … Le cœur s’ouvre ainsi à un esprit, mais il est contraire à l’Esprit Saint.

Les voyelles a, e, i, o, u, ont une certaine onde sonore commune, qui peut facilement passer d’une voyelle à l’autre. Si nous voulons ouvrir nos cœurs devant Dieu dans la prière, gémir et pleurer – comme nous le voyons exprimé dans les psaumes – nous aurons alors l’expression humaine la plus naturelle. De cette façon, celles-ci aident la surface de l’esprit de l’homme. Dès que les bébés naissent, ils commencent à pleurer, et donc ils commencent à respirer et sont soulagés. Et cela nous amène en fait à la racine de l’épiclèse, cette imploration fervente devant Dieu ! C’EST une invocation, un appel à Dieu et non un murmure, et il est fervent. Vous pouvez répéter le son de la voyelle simple aaa et dans votre esprit garder le nom « Yehoshuaa-aa-aa » (Jésus), et en même temps vous pouvez réaliser, par la foi, la puissance de ce Nom devant lequel « … tout genou fléchit au ciel, sur terre et sous terre » (Phil 2 : 10). En ce nom, les apôtres ont chassé les démons et guéri les malades. La foi se manifeste et se réalise à travers ce Nom, plus que beaucoup d’autres mots. C’est une prière fervente, qui rend votre cœur ouvert devant le Seigneur.

Ceux qui commencent à prier de cette façon peuvent soudainement sentir qu’ici les mots de la prière passent spontanément aux mots monosyllabiques ou dissyllabiques. Cela vous conduit à la concentration intérieure, par exemple, sur un seul mot : « Toi (Jésus), Toi… » et dans l’esprit on Le regarde dans les yeux (sur la croix). Vous percevez que votre péché est la cause de Sa mort, vous percevez Son amour : Il est mort pour vous. Au cours de cette ouverture totale du cœur devant Dieu – profondément humilié, et restant dans cette vérité, rompant avec le péché et ses racines – il ne suffit pas de s’asseoir, mais nous devons nous agenouiller ou nous tenir debout, et nous concentrer en esprit sur la Vérité. Cela vous oblige littéralement à invoquer Dieu avec tout votre être et vos mains se lèvent automatiquement. Vous réaliserez l’amour du Père, qui a donné son Fils pour vous, et dans votre cœur vous direz : Père – ce qui peut vous aider est de gémir comme A-B-BA – aaaaa … ba-ba-ba-ba … aaaa … (« Si vous ne devenez pas comme des enfants … » voir Mt 18,3). Et ces deux positions de base – les mains levées, agenouillées ou debout – sont étroitement liées à une imploration devant Dieu. Quand vous invoquez Dieu, en gémissant, ce ne seront pas des émotions induites, mais une vraie prière dans l’Esprit et dans la Vérité, c’est le besoin de l’âme. C’est ainsi que le roi David priait dans ses psaumes, et évidemment aussi le Seigneur Jésus lui-même, quand Il passait souvent toute la nuit à prier.

Le moment présent : Revenons aux règles de base. L’une d’entre elles c’est qu’en plus de la Parole de Dieu, la prière a besoin d’attention. Jésus a dit : « Donc, vous n’avez pas été en mesure de veiller avec Moi pendant une seule heure ? Veillez et priez » (Mt 26,40). Pour être vigilants dans la prière, les conseils suivants nous aident :

Au début et pendant la prière, nous nous souvenons de temps en temps que nous voulons rester en présence de Dieu, au moins pendant une minute, lorsque vous vous en rendez compte. Pour cela, vous devez vous renier vous-même et réaliser que Dieu vous voit et en même temps que vous êtes ouverts à Lui. Sinon vous pouvez répéter : « Tes yeux ! » et spirituellement vous regardez dans les yeux de Jésus et vous Lui ouvrez votre cœur … vous Lui donnez tout … non seulement les péchés, mais aussi la racine du péché … maintenant vous n’avez plus rien de personnelle, pas de pensée, pas de relation, pas de mémoire, pas d’image ! Maintenant, abandonnez tout, que votre esprit soit pauvre, libre des richesses de l’âme et de tous les soucis. Maintenant, votre seule préoccupation est d’être avec Jésus : de l’écouter et de le regarder dans les yeux. Les yeux de Jésus pénètrent profondément au-dedans de vous-même, son regard vous fait percevoir votre péché. En présence de Dieu, vous pouvez voir non seulement les plus grands péchés, mais aussi de petites expressions d’égoïsme, d’amour propre et de volonté propre. Ici, en vérité, vous êtes aussi exposés aux rayons X invisibles, vous êtes guéris de toutes douleurs et des peines profondes de votre âme. Cette thérapie est douloureuse, mais en même temps c’est un grand bonheur qui ne peut pas être comparé à ce que le monde nous offre. Dans cette lumière, l’homme est également conscient de la réalité de la mort, de la vanité et de la tromperie du monde, ainsi que de l’éternité et de l’amour de Dieu. Dans cette douleur de purification, et dans cette vérité douloureuse, la guérison profonde de l’âme nous donne une grande paix que le monde, en réalité, ne peut pas donner. Beaucoup de vérités de l’Ecriture Sainte sont révélées à la personne qui prie : « Venez à Moi, vous tous … et vous trouverez le repos pour votre âme » (Mt 11, 28-29).

Le moment présent est la chose fondamentale dans la prière. Revenons à ce moment présent dans toutes les vérités que nous donne l’Evangile, et sur lesquelles nous réfléchissons dans la prière, et une fois que nous vivons dans le moment présent, nous cessons de prêter attention à l’appel extérieur de notre voix et ne percevons qu’une parole (ou une idée) « Toi ! » (Jésus) et notre union spirituelle avec Lui dans la vérité. Ceci n’a rien à voir avec l’extase, c’est la vigilance et la sobriété, et le gémissement (Abba – aaa… ba-ba-baaa …) nous y dispose ….

En fait, l’heure entière est une lutte pour le moment présent, dans laquelle tu te concentres et tu réalises l’union avec le Père et avec Jésus à travers les mots : « Toi, toi » ou « Toi et moi ! » (« Toi, Jésus, Tu m’aimes » ou « Toi, tu es pour moi ! »). Mais avant tout « Toi ! » ou encore « Tu me vois ! » « Jésus a vu le disciple près de la croix… ! » (Jn 19, 26) « Maintenant, je suis un disciple et Tu me vois, ici et maintenant, Toi … » Cette phrase a un grand pouvoir ! Ici, tu ouvres à Lui ton cœur, à ton Seigneur et ton Dieu, et tu ne caches rien ! Cela peut être douloureux, mais en même temps cela vous guérit. Après un certain temps, vous pouvez prier également comme ceci : « Toi, tu nous vois » et à ce moment vous pouvez réaliser les souffrances des gens qui vous sont chers : l’esclavage de leurs vices et les mauvaises habitudes de leurs âmes, qui les gardent dans les ténèbres. Ou combien vous voudriez les aider, mais vous ne pouvez pas ! Maintenant, vous pouvez seulement faire une seule chose – la plus importante – vous pouvez donner cette souffrance à Jésus ! Et puis vient soudain la lumière, la guérison, la paix et, souvent même un mot prophétique pour cette âme !

Les problèmes, les soucis ou les devoirs eux aussi peuvent devenir combustible pour le feu de l’Esprit. Vous êtes en train d’expérimenter la réalité : « Toi, tu nous vois », ainsi vous Lui donnez les péchés concrets, des faiblesses et des inquiétudes. Après quoi, le Seigneur vous donne la lumière, le courage et l’inspiration ; Il parle à votre âme.

(Note : ces mots, par exemple, « Tu nous vois », il n’est pas nécessaire de les prononcer avec les lèvres ou la bouche, il suffit juste de le faire dans l’esprit. Cette expression intérieure s’accompagne d’une manifestation extérieure : un gémissement (une imploration) silencieux ou à haute voix dans la position priante, c’est-à-dire les mains levées vers le haut).

 

MODÈLE DE PRIÈRE CONTEMPLATIVE D’UNE HEURE

Dans cette prière, on vivra les vérités évangéliques suivantes :

1) Le pardon des péchés (purification) ;

2) Crucifixion avec Christ ;

3) L’acceptation de la dernière volonté de Jésus, c’est-à-dire un nouveau cœur.

1 /3) PURIFICATION (15 minutes)

1ère Partie (1 minute). L’une des personnes présentes dit à haute voix le contenu des 15 premières minutes, introduisant ainsi la prière, par exemple, avec les mots suivants : « Jésus est présent ici avec ses anges et ses saints » (cf. Héb 12,22). Il t’attend ; ouvre-Lui ton cœur ; condamne tes péchés. Après cela, tu te tiens en esprit sous la croix et tu regardes à nouveau dans les yeux et les blessures de Jésus. Tu invoques Son Nom avec foi. Réalise que maintenant le Sang de Jésus te purifie de tout péché. Ainsi, après cette introduction, nous vivons intérieurement la prière d’une manière qui est décrite dans les parties 2, 3, 4 et 5.

2ème Partie (environ 3 minutes). Réalise la présence de Jésus, sa Mère, les saints et les anges (cf. Héb 12, 22). Invoque la Vierge Marie, Anges et saints, pour t’aider à veiller dans la prière.

3ème Partie (environ 3 minutes). Ouvre ton cœur et reçois le Seigneur Jésus sur la base de la Parole de Dieu : Ap 3,20 – « Voici, je me tiens à la porte et frappe : si quelqu’un écoute ma voix et ouvre la porte, je viendrai à lui ». Réalise : Jésus est là et frappe … Je Lui ouvre … J’ai ouvert. Il arrive, Il est là … Tu es en moi … Tu es Dieu de Dieu … Lumière de la lumière … Vrai Dieu du Vrai Dieu … Engendré, non pas créé … Un dans la substance du Père … Je crois… Je confesse !

4ème Partie (environ 4 minutes). Le jugement de Dieu. « Le salaire du péché, c’est la mort… » (Rom 6,23) Rends toi compte de ton péché, par exemple la volonté propre – tu ne peux pas chercher et faire la volonté de Dieu ; la critique : tu continus à juger les gens et Dieu ; l’hédonisme (paresse, auto-indulgence, manque de discipline). Tu peux essayer d’imaginer ou tout simplement de réaliser qu’à l’heure de la mort, tu franchiras le seuil du temps et le jugement t’est réservé. Par exemple, imagine un grand stade : sur le côté gauche il y a des mauvais esprits, tes accusateurs (cf. Ap 12,10), sur le côté droit les Anges de Dieu, toute l’humanité derrière toi et un écran géant devant toi où tous les péchés de ta vie te sont montrés selon la Parole : « Car il n’y a rien de caché qui ne sera pas révélé ». (Mt 10,26) Non seulement les œuvres extérieures, mais tout ce qui était dans ton cœur, même tes pensées les plus intimes, y seront révélés.

Reste dans la lumière, sans camoufler quoi que ce soit, mais appelle les choses par leurs propres noms, tout comme ton ennemi-accusateur les appelle. Oui, tu es un pécheur, condamnation éternelle pour ta volonté, tes critiques et tes convoitises de la chair. Tout cela est, en fait, un péché d’impiété et d’idolâtrie, de confiance en soi, dans la création et le mépris de Dieu, de Sa Parole et de Son Esprit. Ne vous défendez pas ; au contraire, jugez-vous, en mettant tout en lumière et en réalisant que tu es un pécheur méritant la peine de mort ! « L’indemnisation du péché est la mort ». Ces mots sont clairs ! C’est la vérité pure. Tu réalises que tu es condamné à mort, mais maintenant tu sais que tu es en espoir d’amnistie.

5ème Partie (environ 4 minutes). Pardon des péchés

Maintenant, tout est mis en lumière du jugement de Dieu. « Si nous nous jugions nous-même, nous ne serions pas jugés » (1Cor 11:31) Tout ce que tu apportes à la lumière au cours de ta vie est pardonné par Dieu. Il le supprime selon les mots : « Si nous marchons dans la lumière … le sang de Jésus-Christ nous purifie de tous les péchés » (1Jn 1,7) Tout ce qui a été mis en lumière et donc qui, es purifié par le sang du Christ ne sera plus jugé, parce que Jésus avait déjà été condamné et pour cela il a versé Son sang, de sorte que les accusateurs n’ont aucun pouvoir sur toi (voir Ap 12:11). En vérité, Jésus est mort pour mes et vos péchés et a subi la punition que nous méritions à juste titre pour notre péché. Il a déjà payé pour ça. Jésus est mort pour toi. Viens à la croix dans l’esprit, regarde le sang du Sauveur et reçois par la foi la parole de libération prononcée au criminel pénitent : « Aujourd’hui, tu seras avec moi au ciel ». (Lc 23,43) Vous pouvez faire l’expérience de la Vérité fondamentale, que nous sommes justifiés par la foi et non par nos œuvres ; cela signifie – gratuitement, mais par la foi. Et maintenant, accepte cette justification par la foi – vêtue de la justice de Jésus !

Résumé : Faite deux pas dans la foi :

1) Confesse tes péchés, en les mettant en lumière et en les jugeant maintenant.

2) Maintenant, reçois le pardon.

La Parole de Dieu dit : « Si nous marchons dans la lumière … » Ainsi, la condition est claire : il faut marcher dans la lumière, et pour marcher dans la lumière, tu dois d’abord entrer dans la lumière. Et une fois que tu es entré, il y a deux étapes pour commencer à marcher : donner des péchés et recevoir le pardon. Ce sont les deux premiers pas dans la foi. Alors c’est vrai pour vous : « Le Sang du Christ nous purifie de tous les péchés ». Réalise ce qu’il dit « de tous les péchés ». Tu auras besoin de faire l’expérience de cette vérité en particulier à l’heure de la mort, et donc l’art de vivre cette réalité est la chose la plus importante et la sagesse la plus nécessaire pour ce temps, ainsi que pour l’éternité. (C’est ce qu’on appelle la contrition parfaite, mais elle n’exclut pas du tout le sacrement de la pénitence.)

Pause (5 minutes). Repos (réflexion sur les vérités vécues, lecture des Écritures, prise de notes).

2 /3) CRUCIFIÉ AVEC CHRIST (15 minutes)

Gal 2:20 : « J’ai été crucifié avec le Christ et ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ vit en moi ».

1ère Partie (5 minutes) : Je me rends compte avec une foi vivante que Jésus est en moi. L’Écriture dit : « Avec le Christ ». Je m’arrête pour penser aux mots « AVEC CHRIST » : Toi, Jésus et moi, ensemble, maintenant et ici. Depuis le moment du baptême, nous avons été ensemble – Toi, Jésus, tu es en moi et moi en Toi. Encore et encore, par le repentir et la foi vivante, j’ai besoin d’entrer dans cette communion. Toi et moi – ensemble… En ce moment, je demeure consciemment dans cette communion par la foi et je ne permets pas à d’autres pensées de croiser mon esprit. Je ne spécule pas, c’est vrai, je n’en doute pas, mais je crois en la Parole de Dieu. C’est ce qu’il dit ! Dans mon esprit, je peux lentement répéter quelques mots (par exemple « ensemble »…, ou « credo »,…). Il n’y a qu’un seul devoir : être uni au Christ par la foi. Vis l’expérience de cette réalité par la foi : toi et moi – ensemble ! (Cela s’accompagne d’un calme ou de gémissements forts.)

2ème Parie (5 minutes). Un crucifix. « Nous savons que notre vieil homme a été crucifié avec Lui, que le corps du péché peut être détruit, et que nous n’étions plus esclaves du péché » (Rom 6,6). Maintenant, avec ma propre conscience, je ne vivrai plus qu’en un seul mot : crucifié. À qui ? À quoi ? À la chair, au monde et au diable, à ces trois types d’esclavage. Avec la puissance de la crucifixion de Jésus, je suis séparé du système du mal, du péché, de la vanité et de la tromperie. Je ne suis plus dupe, maintenant je suis libre. Et maintenant, « le corps du péché a été détruit » par la puissance de Jésus, et je ne suis plus un esclave du péché.

Maintenant, j’abandonne tout : mes projets, mes peurs, mes préoccupations, mon attachement aux choses et aux gens… Je n’entrerai pas au ciel avec ces richesses. Je peux réaliser le triple « rien » : 1) Je ne suis rien 2) Je n’ai rien 3) Je ne veux rien d’autre que Toi ! Maintenant, je n’ai qu’une seule préoccupation : Toi, Jésus, Tu es ma seule préoccupation ! Je suis pauvre en esprit ; Je n’ai rien de moi-même : pas de soucis, pas de relation, pas de souvenirs ; Je n’essaie pas de résoudre quoi que ce soit, maintenant je n’ai aucune responsabilité, parce que je t’ai tout donné, Jésus. Je suis conscient de la vanité de tout cela ; oui, tout va passer. Je te donne tout moi-même, je ne laisse rien à moi-même. « Par conséquent, si le Fils vous libère, vous serez vraiment libre » (Jn 8,36). En ce moment, je vis une vraie liberté. Je concentre ma conscience sur cette vérité et je crois que c’est ainsi. Tout ce que je peux faire, c’est tout donner à Jésus. Je ne fixe pas de conditions, pas de « buts » ; Je m’abandonne totalement à Lui, je ne garde rien pour moi. Cela signifie déshabiller le vieil homme de lui-même (cf. Col 3,9). C’est la vraie prière contemplative ; c’est très simple, elle consiste à tout lui donner ! Ici, je comprends ce que signifie aimer Jésus. Je ne vis plus (pour moi- même) (cf. Gal 2,20).

3ème Partie (5 minutes). Jésus (Christ) vit en moi. Maintenant, je suis vraiment libre, ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ vit en moi ; Je suis mort au péché et je vis pour Dieu. Maintenant Christ peut vivre en moi. Jésus a enlevé l’obstacle que l’Écriture appelle « notre vieil homme ». Il m’a libéré et m’a fait sien. Je suis à Lui et il est à moi. C’est lui qui l’a fait, pas moi. Je vis la réalité : « Je suis à toi et je ne veux que Toi ! Rien d’autre ne m’intéresse maintenant. Tu es la perle précieuse pour laquelle tout vaut la peine d’être perdu ». J’avoue en pleine conscience et avec foi vivante : « Toi, Jésus, Tu vis maintenant en moi ! ». Je vis ce moment présent. Donc je veux mourir. « Je m’abandonne totalement à Toi. Maintenant, je n’ai personne dans le ciel ou la terre, sauf Toi ! » (cf. Ps 73,25). « Toi, Jésus, Tu es mon Seigneur ! Tout ce qui est à moi est à Toi ! Tu es à moi et je suis à Toi ! Jésus, j’ai confiance en Toi ! »

Pause (5 minutes)

3 /3) TESTAMENT DE LA CROIX : ACCEPTATION DU NOUVEAU CŒUR (15 minutes)

Jn 19: 26-27 : « Jésus alors, voyant sa mère et à côté d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ! » Puis il dit au disciple : « Voici votre mère ! ». Et à partir de cette heure (à cette heure) le disciple l’a accueilli en lui-même (dans son propre être).

1ère Partie (5 minutes). Je me rends compte : Tu me vois. Dans l’esprit, je me tiens sous la croix de Jésus sur le Golgotha, à l’endroit de Sa crucifixion.

Dans mon esprit, je me pose des questions qui m’aident fortement à comprendre la réalité de la parole de Dieu : Où es-tu ? Sur le Golgotha, au lieu d’exécution où Jésus meurt pour moi. Qui es-tu ? Es-tu un disciple ? Oui, maintenant j’ai abandonné tout ce que j’ai, pour Toi, Ô Jésus !

Tu me regardes et tu me vois comme un disciple. Maintenant, je vis le premier mot : « Toi, Toi … Toi, Ô Jésus. La Parole de Dieu dit que Jésus a vu le disciple qui se tenait près de la Croix. Maintenant, je suis ce disciple et Tu me vois maintenant et ici ! Dans cette phrase, il y a la grande puissance ! Je perçois le regard de Jésus, Il me regarde. Son regard me pénètre comme des rayons X. Je reste un instant dans cette réalité. Je peux répéter : Jn 19:26-27 : « Jésus alors, voyant … . Maintenant tu me vois.

2ème Partie (5 minutes). Tu me parles. « Jésus a dit… ». J’écoute la voix et les paroles de Jésus qui m’ont été adressées. Il veut me dire quelque chose de la croix. Cependant, notre âme est pleine de ses richesses, de ses idées et de ses projets, par conséquent, elle n’est pas capable de chercher ou d’accepter la parole vivante de Dieu. Bien que cette âme « grasse » accueille la Parole de Dieu, c’est généralement d’une manière littérale et, par conséquent, l’âme n’est pas en mesure d’en tirer la vie…

Seul ce disciple qui a abandonné tout ce qu’il avait et qui est près de la croix, écoute les paroles de Jésus. Parle, Seigneur, parce que ton serviteur écoute ! Tu parles d’abord à Ta Mère : « Femme, voici votre fils », puis tu parles au disciple : « Voici ta mère ! ». Pour que la Parole de Dieu pénètre profondément dans une âme, elle a besoin d’un nouveau terrain (cf. Mt 13,23), d’un nouveau cœur (cf. Ez 36,26). Ayant la nature corrompue d’Eve – dont nous avons tous hérité – nous ne pouvons pas faire l’expérience de la libération totale et de l’abandon total à Jésus. Nous devons accueillir Marie : un nouveau cœur, un nouveau centre spirituel, une nouvelle nature. Nous devons l’accueillir, qui pour les mérites du Christ a été préservée par la souillure spirituelle de la première femme Eve. Marie est la nouvelle Eve, elle est la Mère d’une nouvelle génération. Jésus l’a donné au disciple quelques minutes avant sa mort et c’est sa dernière volonté, irrévocable. Elle s’applique à tous les disciples de Jésus encore aujourd’hui.

3ème Partie (5 minutes). Ce disciple l’a accueilli en lui-même (en grec : «εἰς τὰ ἴδια» ‘eis ta idia‘, en latin « in sua »). C’est un grand mystère. Comment le disciple près de la Croix pouvait-il accueillir la Mère de Jésus en lui-même ? Saint Ambroise écrit : « Il a accueilli son âme pour magnifier le Seigneur en lui. Il a reçu son esprit pour se réjouir en Dieu ! ». Marie par les mérites du Christ a été préservée du péché originel. C’est la nouvelle Eve. Son code génétique et spirituel est différent de celui de l’ancienne Eve. Il est « ιεραιιτωμνννν, kecharitomene », c’est-à-dire plein de grâce (cf. Lc 1,28). Dieu nous a promis par l’intermédiaire du prophète Ézéchiel : « Je te donnerai un nouveau cœur et je mettrai en toi un nouvel esprit » (Ez 36,26). Ce nouveau cœur a été créé par Lui. Le péché originel est un manque de grâce. Marie est pleine de grâce (voir Lc 1,28). Dieu nous a promis ce cœur et nous l’a aussi donné. Il effectue personnellement cette transplantation cardiaque chez chaque personne. La condition est : être un disciple qui se tient près de la croix et accueillir par la foi ce que Dieu donne ! Il le fait et je m’en réjouis, seulement par la foi comme l’apôtre Jean. Maintenant que j’ai un nouveau cœur, Marie est ma mère !

Pause (5 minutes)

 

Vivre ces trois vérités dans la prière : purification, crucifixion avec le Christ et acceptation de la Mère de Jésus, nous amène à contempler les trois autres vérités, à savoir la mort avec le Christ, la résurrection avec le Christ et la Pentecôte. Ces vérités sont avant tout présentes dans la Liturgie et notre participation à celles-ci doit nous transformer et nous sanctifier.

Note : En araméen, la prononciation de la lettre « b » est prononcée comme « v ». Les mots « Abba » (Père) et « Yehoshua » (Jésus) et même leur répétition, ne sont pas des mots répétitifs à la manière des mantras hindous. Les mantras ouvrent une âme à l’esprit des ténèbres. En répétant le Nom de Jésus et « Abba » – qui nous a été donné par Jésus – notre âme s’ouvre à l’Esprit de lumière, c’est-à-dire à l’Esprit Saint et à la Très Sainte Trinité.

La chose la plus importante lors de l’invocation du Nom de Jésus est la lutte pour l’union intérieure avec Lui. Cela signifie que je concentre toute mon attention sur Jésus et Son Nom, tandis que, dans mon esprit, je confesse sa divinité, je prends conscience de mon péché et je le lui donne et je lui donne tout ce que je suis et que j’ai. J’accueille son Testament de la croix, je revis avec lui Sa mort, sa résurrection et l’accueil de Son Esprit, et tout cela que je le fais par la foi. Jésus a fait tout cela pour moi, et je l’accueille totalement par la foi. Pendant la prière, je me rends compte de la présence de Jésus. À cette fin je pourrais m’aider d’une imploration spontanée a-a-a-a-a-a…. (Yehoshua-a-a-a). Quand j’entre en communion avec Jésus, je comprends aussi son union avec le Père. Vivant la Parole Abba, c’est-à-dire Père, je comprends que c’est Jésus qui le dit en moi, et ensuite je la dis en union avec lui. Ici, je peux tranquillement invoquer et implorer : Abba (Avva) va-va-va … A-va-va-va… (ba-ba-ba…).

 

MODÈLES DE PRIÈRE POUR LA TROISIÈME PARTIE

Modèle : « Tout ce que vous allez lier sur la terre … » (Mt 18,18)

Ces paroles sont liées à l’autorité des apôtres, mais peuvent aussi être appliquées à n’importe quel chrétien. Conformément à la Parole de Dieu, une malédiction pour les péchés contre le Premier Commandement (esclavage spirituel) est transmise jusqu’à la quatrième génération, ce qui concerne 14 personnes – mes ancêtres. Au début de cette troisième partie, je me rends vite compte que, dans la première partie, j’ai reçu le pardon des péchés et, dans la deuxième partie, j’ai reçu la libération à travers la crucifixion avec le Christ. Je suis maintenant prêt à faire l’expérience de ses paroles : « tout ce que vous délierez …. » (Mt 18,18).

A nouveau je me rends compte : je suis en communion avec Jésus. Je suis en Lui et Il est en moi. « Il est Lumière et en Lui il n’y a pas d’obscurité du tout. » (cf. 1Jn 1,5) Il n’y a donc plus d’obscurité en moi. Je suis dans la Lumière – en Lui. Je me rends compte que maintenant le pouvoir de Dieu s’opère en son nom. Je dis dans l’esprit : « Au nom de Jésus-Christ, je pardonne et romps les liens entre moi et X (par exemple ma grand-mère) ». Et je me rends compte de la Parole de Dieu : « Tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. » Le Seigneur a dit : quoi que ce soit – c’est-à-dire aussi cet esclavage – peu importe – cela ne fait pas exception. Tout ce que vous délierez sur terre sera délié dans les cieux. C’est vrai. Maintenant, ce lien – au nom de Jésus-Christ – est dissous. Oui, c’est vrai. Maintenant, en ce moment l’esclavage (malédiction) est brisé. Les démons ont perdu le droit sur cet endroit : les chaînes sont tombées. Maintenant, la bénédiction et la paix de notre Père céleste descendent sur ce lieu.

Ensuite, je pense à une autre personne (par ex. mon grand-père). Et je reviens encore à la réalité de la Parole de Dieu : je suis en communion avec Jésus. Et en communion avec Lui, avec sa puissance et en son nom je continue comme avant. De cette façon, un par un, je prie pour 14 personnes – et, avec le pouvoir du nom de Jésus, ces liens sont dissous.

Finalement, je me rends compte que maintenant la bénédiction de Dieu descend du ciel non seulement sur moi, mais aussi sur toute ma famille.

 

Modèle : « Père, pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34)

(Note : La première partie : la purification – « Jésus est mon Sauveur » ; la deuxième partie : la crucifixion avec le Christ – « Jésus est mon Seigneur » sont les mêmes que le modèle « Prière contemplative d’une heure »).

1ère partie (5 minutes). Répétez lentement : « Père, pardonne ». Père, Père… et sachez que vous êtes uni à Jésus et en Jésus. Il demande (au Père) de l’intérieur de vous. Les mots « Père… Père! » deviennent comme un rayon qui monte en haut à travers la croix. Maintenant, je répète « … pardonne, pardonne … » et vous pouvez réaliser comment la puissance circule à travers ce rayon. Jésus demande avec puissance. Vous croyez en la puissance de sa prière ici et maintenant.

2ème partie (5 minutes). Continuez avec le mot « leur ». Réalisez-le pleinement et unissez-vous à Jésus dans sa prière fervente : « … leur, leur … » – pardonne à ceux qui t’ont abandonné et qui ne t’aiment pas ! Tu appelles de tout ton cœur. Toi et ton appel êtes maintenant comme une seule chose. Comme si tu n’étais plus toi-même ! Cependant, tu n’es pas seul, tu es uni à Jésus. Tu es unis à l’appel de Jésus, au désir de Dieu de donner son pardon à tous.

3ème partie (5 minutes). Alors tu te rends compte que le Père écoute ce premier mot de la croix et comme s’il demandait : « Et quelqu’un se soucie-t-il de mon pardon ? » Il faut que parmi tous les pécheurs il y en aient maintenant, en ce moment précis, au moins un qui dise en son nom et au nom de tout le monde pécheur : « OUI ! » Réalise enfin le pardon que Dieu donne maintenant ; tu peux garder à l’esprit l’image d’une colonne pleine de lumière comme symbole du pardon de Dieu qui descend du « Père des lumières » (Jk 1,17) et inonde la terre.

 

Modèle : « Va et réconcilie-toi d’abord avec ton frère ! » (Mt 5,24)

En pardonnant au prochain et en recevant le pardon de Dieu, ces deux aspects sont en quelque sorte liés et dépendants l’un de l’autre. Si je pardonne au prochain, Dieu me pardonnera aussi (cf. Mt 6,14), mais si je ne veux pas m’humilier devant mon frère et lui pardonner, alors je ne recevrai pas la grâce de la foi par laquelle j’ai pu recevoir le pardon de Dieu.

Comme je ne vois pas la culpabilité en moi-même, mais toujours celle de mon frère, je ne pourrai jamais répondre à l’appel du Christ : « d’abord soit réconcilié ». Cela ne signifie pas que nous devrions maintenant nous rappeler qui pourrait avoir quelque chose contre nous et nous excuser auprès de chacun d’eux. Cela pourrait mal finir.

Il y a quelques règles à appliquer ici :

  • si je pèche contre quelqu’un en pensées, alors je le regrette devant Jésus dans les pensées.
  • Si je calomnie quelqu’un devant quelqu’un, alors je me réconcilie en présence de la personne devant laquelle j’ai répandu la calomnie. (J’avoue le péché dans le sacrement de la pénitence).
  • Si tu étais trop zélé et que tu ignorais ces règles, tout pourrait se retourner contre toi.

Nous devons garder à l’esprit que nous devons être ouverts devant Dieu. Ouvrons notre cœur et confessons tout à Lui plutôt qu’à l’homme. Un homme de vie sainte peut supporter l’ouverture et le péché, mais les gens ordinaires s’offensent et se retournent contre vous. Le but de ce modèle est de t’aider à aller vers ton frère ; cela se fait sans paroles et sans la présence physique de ton frère. Cela n’a absolument rien à voir avec la télépathie ; le but est de t’humilier devant Dieu et de ne pas persister dans un esprit d’hostilité envers ton frère.

Exemple : tu es entré en conflit avec ton frère. Peut-être y a-t-il eu une dispute entre vous. Maintenant, tu commences une prière et tu as besoin de purifier ces relations. Mais si tu vas maintenant essayer de te réconcilier tout de suite, tu pourrais être pris au dépourvu et la querelle pourrait encore empirer. Tu dois d’abord comprendre la racine de votre péché, t’humilier dans la prière et ce n’est qu’alors que tu pourras prier concrètement pour savoir quand et comment t’excuser. Parfois, il n’y a pas besoin d’excuses du tout. Tu peux simplement dire un mot ou faire un geste. Cela s’apprend et il faut du tact. Certains ont déjà ce sens, ils sont capables de reconnaître ce que le frère peut attendre, ce qui est naturel et efficace. Pendant la prière, réalisez la présence de Dieu. Jésus te voit. Il a versé son sang non seulement pour toi, mais aussi pour ton frère et tes ennemis ! Son pardon envers moi est conditionnel à ce que je sois prêt à pardonner. « Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. » (Mt 5,7)

Alors, pendant la prière, je pense à mon frère et je lui demande pardon sous les trois formes suivantes :

a) pardonne-moi, mon frère, parce que je me croyais mieux que toi (5 minutes)

Comment me suis-je exalté ? Dans mes pensées, je me considérais mieux, de même mes opinions que je les considérais meilleures, et je les faisais valoir sur mon frère.

Maintenant, j’exalte mon frère : si j’étais lui et il s’était comporté avec moi de la façon dont je me suis comporté avec lui, ma réaction serait bien pire que la sienne.

b) pardonne-moi, mon frère, si je t’ai humilié (5 minutes)

Comment je l’ai humilié ? Dans mon comportement égoïste, insensible et inapproprié. Je n’ai pas permis à Jésus d’entrer dans cette relation par ma foi. Mon comportement était impie. Je l’ai humilié avec mes paroles et mes gestes, avec le ton de ma voix, avec une blague inappropriée …

Maintenant, je m’humilie. J’admets que mon opinion était égoïste, je ne faisais pas attention aux besoins de mon frère, à sa situation, je me concentrais uniquement sur mes intérêts. Peut-être que, il y a quelque temps, ma fierté a été blessée dans notre relation ou que j’ai ressenti de l’envie et je ne l’ai pas encore mise dans la lumière.

c) pardonne-moi, mon frère, si je n’ai pas vu ta bonne volonté (5 minutes)

Essaye de voir et de dire concrètement quelle était sa bonne volonté. Tu te rendes compte que le même conflit avec ton frère t’a aidé à démasquer le pouvoir du péché en toi. Ce péché a tellement terni ton âme que tu n’as pas pu voir. Cependant, si tu t’humilies, Dieu te donnera la grâce de la lumière. Si tu n’avais pas péché, tu penserais avec orgueil que tu es bon, mais, en réalité, ce péché précis a mis en évidence la racine du mal et par ton repentir, Dieu pourra purifier ton âme.

 

MODÈLES POUR LA DEUXIÈME HEURE DE PRIÈRE CONTEMPLATIVE

1/3) LA MORT DU CHRIST (15 minutes)

La Parole de Dieu atteste : « Oh, ne savez-vous pas que lorsque nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, avons été baptisés dans Sa mort ? » (Rom 6,3) Nous pouvons répondre : « Nous ne savons pas, ou nous ne le savons que théoriquement sans en avoir l’expérience quotidienne ». Et c’est dommage. L’Apôtre dit : « Nous sommes constamment mis à mort avec le Christ… » De quoi parle la Parole de Dieu ? Elle ne parle pas de mort physique : nous ne la subirons qu’une seule fois. Nous devons réaliser ce qui suit :

a) La mort du Christ est spirituellement présente en nous par le baptême. Cependant, il ne suffit pas de s’en rendre compte. Il faut libérer son pouvoir, le laisser fonctionner à un moment donné, dans une situation particulière.

b) Si je dois être « baptisé (immergé) dans sa mort », je dois m’ouvrir pour ce moment d’une manière ou d’une autre. Je dois m’unir à l’essence de la mort du Christ.

Avec sa mort, Jésus a vaincu le péché et tous les pouvoirs des ténèbres. La liturgie byzantine confesse : « En mourant il a vaincu la mort. » En effet, il a vaincu la mort spirituelle, c’est-à-dire la séparation éternelle avec Dieu – la perdition éternelle – l’enfer ! Sa mort dépasse l’esclavage spirituel en moi auquel je me suis ouvert à travers diverses suggestions, demi-vérités et fausses croyances. Je dois vivre selon la Parole de Dieu. « Les justes vivront par la foi. » (Rom 1,17). Sous l’influence de mauvaises compagnies, de mauvais principes, d’un mauvais exemple ou d’un christianisme pourri et sans vie, on se retrouve dans l’esclavage de toutes sortes. Alors on n’est plus capable d’admettre la vérité sur soi-même et on essaie de se persuader par plusieurs mensonges comme : qu’on est libre, … qu’on est bon, … qu’on n’a tué personne, etc. Le mal fonctionne en nous à travers notre nature corrompue, ce que l’Écriture appelle « vieux moi ». Le mal fonctionne aussi dans le monde, c’est-à-dire par de fausses philosophies, des principes malsains, non chrétiens et non bibliques, par de mauvaises sociétés, par les médias de masse, la pornographie, la magie, la divination et la spiritualité du New Age. La troisième sphère du mal ce sont les forces démoniaques : « Notre lutte n’est pas contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs, contre les dirigeants des ténèbres de cette époque, contre les rangs spirituels de la méchanceté dans les lieux célestes. » (Eph 6,12) C’est une bataille spirituelle. Le salut de mon âme et de l’âme de mes voisins est en jeu. Je devrai bientôt en rendre compte ! Une lutte spirituelle suppose certaines règles ; prêtons attention à celui qui est le plus important : entrer dans la mort du Christ. Cela signifie, que c’est l’union intérieure avec le Christ dans son abandon totale à la mort. La règle est la suivante : si je dois vivre intensément la mort du Christ dans la vie quotidienne, dans les souffrances et les situations difficiles, je dois d’abord vivre cette réalité de sa mort dans la prière. Quand Jésus a donné sa Mère au disciple et qu’il l’a reçue en lui-même (« εἰς τὰ ἴδια » ‘eis ta idia’, lat. « en soi »), s’est accompli le Testament du Sauveur mourant pour l’Église. Cela a été suivi de quatre paroles qui étaient étroitement liées à sa mort. Ces paroles sont : J’ai soif !; Eloi… ; Tout est accompli ; Père…

1) Première partie : « J’ai soif » (Jn 19,28). De quoi Jésus a-t-il soif en ce moment ? Il éprouve sans aucun doute aussi la soif physique, cependant, il est maintenant emprisonné dans votre âme. « J’avais soif et vous m’avez donné à boire. » (Mt 25,35) Il a certainement aussi soif d’autres choses. Seigneur Jésus, tu as maintenant soif en moi et j’ai soif avec toi. J’ai soif de la libération de mon esclavage : peur, dépendance, etc. J’ai soif que telle ou telle personne ne périsse pas pour toujours mais soit sauvée.

2) Deuxième partie : « Eloi, Eloi … Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi que m’as-tu abandonné ! » (Mt 27,46) En ce moment Jésus prend sur lui-même et goutte la nature du péché et ses conséquences. Il assume aussi mon péché, mes pensées, mes paroles et mes actions… Lui, l’Agneau de Dieu, éprouve la profondeur de l’abandon de l’âme de la part Dieu, l’essence de la perdition éternelle causée par le péché qu’il prend maintenant volontairement sur Lui. Nous ne pouvons pas créer une fausse unité avec le péché du monde ; nous ne sommes pas des sauveurs. Nous ne pouvons rejoindre que Jésus-Christ, notre Sauveur personnel, notre Rédempteur ! C’est un moment de rencontre et le point culminant de la bataille spirituelle. Non seulement le péché, mais aussi les forces démoniaques avaient le pouvoir de torturer l’Agneau de Dieu physiquement et mentalement, et finalement de le tuer physiquement.

3) Troisième partie : « C’est accompli ! » (Jn 19,30) Jésus a terminé l’œuvre et a vaincu le péché. C’était un tournant dans l’obscurité spirituelle. Il a bu jusqu’à la fin le calice de la souffrance, assumant tous nos péchés et tous les états de l’âme jusqu’à la limite du désespoir. Tout cela a été gagné par le Christ. Il a accompli son travail ! Il n’y a rien à ajouter. Accepte et actualise que « C’est accompli ! » dans ta vie. Réalise aussi qu’à travers la foi, s’actualisent aussi dans ta vie les réalités de la vie, de la mort et de la résurrection du Christ. Le pouvoir du mal et du péché a été brisé ! Où cela ? En un seul endroit, dans la mort du Christ. Si vous entrez dans sa mort, sa puissance agit en vous (cf. 2Cor 4,11).

4) Quatrième partie : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit. » (Lc 23,46) C’est le moment culminant de la mort du Christ. Je sens maintenant l’esprit de Jésus pris dans les bras du Père. Sa mort fait irruption dans les ténèbres où règne le souverain du monde avec une multitude de forces démoniaques (les énergies dites négatives) (Eph 6,12). J’associe mon esprit à l’esprit de Jésus et maintenant, avec Lui, je suis pris dans les bras du Père. Ceci est accompagné de gémissements de l’Esprit qui ne peuvent être prononcés (cf. Rom 8,26) Aaaaa… baaaa… baaaa… aaaaaa… (Abba, Père). Je perçois la réalité de la mort du Christ, l’amour pur suprême, l’abandon total au Père, et je confie mon esprit dans ses mains, entre les mains de mon Créateur ! Ici, tu peux penser au moment de ta mort physique. Tu peux faire un vœu : je veux mourir comme ça ! Dans cette mort, en ce moment d’abandon dans la foi et l’unité, tu peux donner toutes tes craintes, faiblesses et échecs. Tout a changé ici ; c’est l’amour pur, l’abandon total à Dieu.

 

2/3) RÉSURRECTION (15 minutes)

La Parole de Dieu dit que « nous avons été ressuscités avec le Christ» (cf. Col 2,12). Avec le baptême, nous avons eu une participation à la nouvelle vie de Jésus ressuscité. Une nouvelle vie, la vie divine, qui est en vous comme une graine. Si vous n’étouffez pas cette graine, après la mort, elle grandira dans la plénitude de la vie dans la gloire éternelle. Nous pouvons et devons marcher dans la nouveauté de la vie encore aujourd’hui (cf. Rom 6,4). La mort de Jésus fut suivie de la résurrection. De même, votre mort en union avec la mort du Christ dans des situations particulières est suivie par l’expérience de la résurrection spirituelle dans tout ce que vous avez vécu par la foi avec Jésus, entre les mains du Père. Mais d’abord, vous devez vivre ce mystère par la foi dans la prière. Réalise la présence vivante et réelle de Jésus ressuscité par toi et en toi ! Tu peux le confesser par la foi : « Seigneur Jésus, tu es ici. Tu es la résurrection et la vie ». (cf. Jn 11,25) Vous pouvez aussi réaliser dans la foi que la puissance de sa résurrection imprègne tous les soucis de votre vie. Il entre dans ta vie, tes chutes, tes échecs, tes problèmes. Jésus te donne une nouvelle vie. Il se donne lui-même ! Reçois-le !

Tu peux diviser 15 minutes en 3 vérités :

1) La réalité de la résurrection du Christ. Tu peux vivre le moment où le pouvoir divin suprême, qui a fait de rien tout ce qui est visible et invisible, entre dans le cadavre du Christ et ce corps a changé et ressuscité et il passe par la tombe en pierre, qui est fermée. Ici, tu peux sentir la Puissance de Dieu tout-puissant de Dieu et confesser ta foi en ce si grand miracle.

2) Rencontre avec le Christ ressuscité (Marie-Madeleine, les femmes, les disciples d’Emmaüs, les Apôtres…). Tu peux vivre cette réalité et percevoir par exemple les paroles du Christ : « C’est moi-même ; touche-moi et regarde » (Lc 24,39) « Mets ton doigt ici et regarde mes mains … Ne sois pas incrédule, mais croyant ! » (Jn 20,27)

3) Nous avons été ressuscités avec le Christ (Col 2,12). Par le baptême, j’ai été greffé dans la vie du Christ, dans la nouvelle vie en Lui.

 

3/3) Descente DE L’ESPRIT SAINT (15 minutes)

1) L’incarnation du Verbe (Lc 1,34).

Tu peux ouvrir totalement ton cœur à l’Esprit Saint, tout comme la Mère de Jésus l’a fait quand elle a dit son FIAT et que la Parole s’est fait chair. Lorsqu’elle lui demanda comment l’impossible aurait pu devenir possible, l’Ange lui répondit : « L’Esprit Saint le fera » (v. 35). Et c’est la même chose avec nous. Marie a dit : « Je suis l’esclave du Seigneur (ἡ δούλη κυρίου, ‘he doule Kyriou’) ; qu’il soit fait de moi selon ta parole. (v. 38) « Et bénie est celle qui crut que se réaliserait ce qu’on lui avait dit de la part du Seigneur ». (v. 45)

2) La réalité de la Pentecôte à Jérusalem

Tu peux réfléchir sur un verset de la Bible, par exemple : « L’Esprit Saint habite avec vous et il sera en vous ». (Jn 14,17) « Quand l’Esprit Saint sera descendu sur vous, vous serez mes témoins » (Actes, 1,8) « L’Esprit qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous » (Rom 8,11) Tu peux à nouveau vivre le baptême par l’Esprit Saint et le renouveau par l’Esprit Saint. Réalise-le encore et encore, et ouvre ton cœur par la foi pour être rempli de l’Esprit Saint.

3) Vous pouvez prier pour un souci concret, en invitant l’Esprit Saint à venir avec Sa lumière et sa puissance…

Ces six vérités fondamentales (purification, crucifixion avec le Christ, testament de la croix, mort, résurrection, descente de l’Esprit Saint) embrassent tout l’Évangile et la relation vivante avec le Seigneur Jésus.

Si notre âme a été purifiée par ces vérités, nous pouvons nous tenir devant la Face de Dieu et lui demander, en tant que Seigneur et Père, certaines choses, en cherchant sa volonté. La règle est qu’entre deux bonnes choses, je cherche celle que Dieu veut. Ce qui est pertinent ici, ce ne sont pas les moyens externes d’enquêter sur Dieu, mais plutôt la pureté du cœur. Ici, on peut acquérir une expérience abondante du Dieu vivant qui guide la vie des individus et de toutes les personnes.

 

Téléchargement: UNE HEURE AVEC JÉSUS (PRIÈRE CONTEMPLATIVE)

 


Email Marketing by Benchmark


Choisissez la langue

ukukukukukukplpghude


Email Marketing by Benchmark


Recherche

La Parole de Vie

« Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi; touchez -moi et voyez. »

Lc 24, 39 (12/4/2026 – 26/4/2026)

Voir PAGE VIDÉO DU PCB

VIDÉO

Patriarcat Catholique Byzantin

Prière contemplative