Réhabilitation d’un hérétique présumé, le prêtre tchèque Jan Hus

Le 15 août 2020

Le Patriarcat Catholique Byzantin (PCB) appelle par la présente l’épiscopat de l’Église catholique, en particulier la Conférence Episcopale Tchèque (CBK), à entamer de manière responsable le processus de réhabilitation du prêtre tchèque Jan Hus. Le cardinal Beran et le cardinal Vlk ont déjà pris certaines mesures à cet égard. Cependant, ce juste devoir attend toujours d’être complété.

Lors du concile de Constance qui dira de 1414 à 1418, l’empereur Sigismond influença la fin de la période des trois papes par une intervention politique. C’est une tragédie que ce Tchèque ait malhonnêtement aidé à commettre un crime judiciaire, et à brûler sur le bûcher le prêtre tchèque Jan Hus. Il provoqua ainsi l’indignation de la nation tchèque et les guerres hussites qui s’ensuivirent, et contribua à la suppression du mouvement de réveil qui représentait l’espoir de la restauration de l’Église.

La principale raison pour laquelle Jan Hus fut brûlé sur le bûcher était qu’il s’opposait aux maux de l’Église. Avec l’aide de faux témoins et d’intrigues, Jan Hus fut qualifié d’hérétique, et supprimé.

La question fondamentale est : Jan Hus était-il vraiment un hérétique, ou était-il un prêtre orthodoxe ?

Les documents du procès de Constance ont été mystérieusement perdus. Cependant, un dossier détaillé d’un témoin oculaire, Pierre de Mladonovice, a été conservé. Son rapport de Constance fut connu immédiatement après la mort du martyr tchèque. Un autre témoignage est la riche correspondance, ainsi que les archives des sermons et des discours (de Jan Hus).

Le PCB a étudié à fond les enseignements orthodoxes de Jan Hus et les témoignages de sa vie sacerdotale morale et exemplaire. Le jour du jubilé de son martyre, soit le 6 juillet 2015, ce patriarcat a annoncé sa canonisation.

L’activité de Jan Hus fut précédée d’un mouvement de renouveau représenté par Jan Milic de Kromeriz et Konrad Waldhauser. Milic est mort en ayant une réputation de sainteté, mais il  mourut en exil. Le réveil spirituel de l’Église fut étouffé par l’exécution sur le bûcher du prophète indésirable et prédicateur de la repentance Jan Hus. Cent ans plus tard, le moine augustin Martin Luther exprimait ses points de vue en Allemagne. Cela fut suivi d’une réforme, mais elle fut connectée à la division de l’Église occidentale. Une grande partie de l’Europe se détacha de l’Église catholique. La soi-disant recatholicisation qui suivit, s’accompagna de guerres de religion qui aboutirent à la Guerre de Trente Ans. La division entre catholiques et protestants au sein de l’Église occidentale est le fruit d’un rejet notoire du vrai repentir parmi le clergé. Blâmer uniquement Luther pour ce schisme est injuste. À ce jour, le catholicisme n’a pas admis que si les appels de Jan Hus avaient été pris au sérieux et qu’une réforme spirituelle avait eu lieu dans les rangs du clergé par le biais d’une vraie repentance, cette division de l’Église aurait pu être évitée. Aujourd’hui, nous devons accepter la réalité selon laquelle le christianisme est divisé en trois grands courants : le catholicisme, le protestantisme et l’orthodoxie.

L’Église catholique est également responsable de l’exécution sur le bûcher de Jeanne d’Arc, qu’elle a par la suite réhabilitée et déclarée sainte. Cependant, la question de la réhabilitation du prêtre tchèque Jan Hus touche essentiellement au sacerdoce dans son essence. Elle est liée à l’adoption d’un véritable style de vie sacerdotal, basé sur une relation personnelle avec le Christ et sur le fait de le suivre réellement. Cet idéal du disciple du Christ est le motif le plus puissant de la ré-évangélisation. La mission prioritaire de l’Église est le salut des âmes immortelles.

Ceux qui évitaient le repentir trouvèrent très approprié d’étiqueter Jan Hus d’hérétique et de le supprimer. Cela a étouffé pendant des siècles la voix réprobatrice de la conscience, même au prix d’un crime judiciaire. Depuis 600 ans, la question de la réhabilitation de Jan Hus a été supprimée pour le prétendu bien de l’Église. Si l’Église élève ce martyr à l’autel en cette période d’ouverture sans réserve aux hérésies et à l’esprit du monde, il deviendra un idéal vivant pour la jeune génération de prêtres. Aujourd’hui, l’Église a besoin d’un exemple pur de guerrier héroïque défendant les vérités divines et les valeurs morales. Tel était l’apôtre Paul. Jan Hus possédait le même Esprit de vérité, et lui aussi pouvait dire : « Pour moi, vivre, c’est Christ, et mourir est un gain.» (Phil 1:21)

Ce prêtre tchèque lance le défi à l’Église de restaurer non seulement le sacerdoce, mais aussi l’Église elle-même. Cette restauration est extrêmement nécessaire aujourd’hui. De plus, sa réhabilitation mettra en lumière non seulement les faux réformateurs – les théologiens hérétiques – mais aussi l’abus actuel de l’autorité ecclésiastique.

La question de la réhabilitation équitable de Jan Hus deviendra la première étape pour commencer le processus de la vraie repentance !

Si les dirigeants de l’Église catholique en République tchèque adoptent une attitude autocritique et vraie à l’égard de la réhabilitation de ce martyr tchèque, Dieu donnera la lumière et la force pour se sortir de la crise spirituelle qui s’est produite après le Concile de Vatican II. Cette dernière a maintenant atteint son apogée. Sur le plan civique, on assiste à une quarantaine mondiale insensée qui est dénoncée par les véritables experts médicaux. En outre, une vaccination mondiale est en cours de préparation, et ces experts mettent également en garde contre elle. Ceux qui font la promotion de cette vaccination encouragent également la diminution de la population de six milliards de personnes. Et à ce moment, le Vatican ne devient plus une lumière, mais les ténèbres. Avec ses deux derniers documents, au lieu d’émettre un avertissement urgent, il promeut la « vaccination obligatoire pour tous ». C’est une question extrêmement grave. Ce n’est pas seulement une question de vie temporelle, mais il y a un risque de micropuces implantables et de damnation éternelle dû à l’abus de l’autorité ecclésiastique ! Le Patriarcat Catholique byzantin met en garde, mais souligne également la nécessité d’une première étape vers une vraie repentance, à savoir la réhabilitation du martyr et prédicateur tchèque Jan Hus.

Que le cardinal Dominik Duka et la Conférence Episcopale Tchèque (CBK) effectuent ce premier pas.

Le Patriarcat Catholique Byzantin appelle par la présente l’épiscopat catholique des continents européen et américain à ne pas gêner le cardinal tchèque et les évêques tchèques en ce qui concerne cette réhabilitation, car il est du devoir de l’Église en République tchèque de résoudre ce problème.

Enfin, voici un court extrait des archives historiques sur Jan Hus datant de 1415 :

« Lorsque la sentence fut rendue, Maître Jan Hus pria à haute voix pour tous ses ennemis : « Seigneur Jésus-Christ, je t’en implore, pardonne à tous mes ennemis en raison de Ta grande miséricorde. Tu sais qu’ils m’ont faussement accusé et ont produit de faux témoins et ont concocté de faux articles contre moi. Pardonne-leur en raison de Ta miséricorde infinie ! ».

Dans les derniers instants avant d’être brûlé sur le bûcher, il dit : « Dieu est mon témoin que ces choses qui m’ont été faussement attribuées et dont les faux témoins m’accusent, je ne les ai jamais enseignées ni prêchées. Mais l’intention principale de ma prédication et de tous mes autres actes ou écrits consistait uniquement à détourner les hommes du péché. Et dans cette vérité de l’Évangile que j’ai écrite, enseignée et prêchée conformément aux paroles et aux exposés des saints docteurs (de la tradition), je suis prêt à mourir aujourd’hui ». »

 

+ Élie

Patriarche du Patriarcat Catholique Byzantin

+ Méthode OSBMr + et Timothée OSBMr

Evêques secrétaires

 

Copies envoyées aux épiscopats d’Europe et d’Amérique

 

Téléchargement: Réhabilitation d’un hérétique présumé, le prêtre tchèque Jan Hus (15/8/2020)

 

Le Patriarcat Catholique Byzantin (PCB) est une communauté de moines, de prêtres et d’évêques vivant dans des monastères. Le PCB est dirigé par le patriarche Élie, en collaboration avec deux évêques secrétaires, Timothée et Méthode. Ce patriarcat est né de la nécessité de défendre les vérités chrétiennes fondamentales contre les hérésies et l’apostasie. Le PCB ne reconnaît pas le pseudo-pape Bergoglio, et ne lui est pas subordonné.


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