PCB : Réflexion sur la critique effectuée par le Cardinal Müller de l’Assemblée synodale continentale à Prague (5-12 février 2023)

Le 21 février 2023

Dans une interview accordée à kath.net, le cardinal Müller a critiqué le discours de Mgr Bätzing à Prague, ainsi que le parcours synodal allemand, le qualifiant de secte. Le cardinal a déclaré : « Les protagonistes du catholicisme alternatif allemand ont utilisé la réunion synodale de Prague – comme prévu – afin d’étaler leur supériorité morale et spirituelle ressentie, mais non prouvée, sur le catholicisme traditionnel oriental ».

Le cardinal a expliqué que parce que la secte synodale allemande est « diamétralement opposée à la foi catholique… elle provoquera l’évaporation du christianisme en Allemagne. Des millions de personnes quittent l’Église en Allemagne, a-t-il dit, et les catholiques restants se déchristianisent… Toute la mise en place de l’ecclésiologie catholique allemande est fausse et suicidaire ».

Qu’est-ce que Müller a critiqué spécifiquement, à propos de Bätzing ?

Le cardinal a fait référence à la déclaration de Bätzing, en disant : « Le chef de la Conférence épiscopale allemande a provoqué la plus grande controverse à Prague en disant qu’il est troublé par l’enseignement traditionnel de l’Église ». Le cardinal a ensuite cité les paroles de l’apôtre Paul à Timothée qui s’appliquent à Bätzing, qu’il a comparé à ceux qui ne peuvent supporter la saine doctrine : « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables » (2Tim 4:1-4).

Le cardinal Müller a également reproché à la secte synodale allemande de « déclarer que la foi chrétienne est la religion de la liberté et du salut », par opposition à la soi-disant fixation sur les péchés. Cette attitude hérétique allemande, comme l’a dit le cardinal Müller, passe sous silence la confession apostolique primordiale selon laquelle le Christ est mort pour nos péchés (1Cor 15,3). Et concernant la liberté, il a souligné que « l’appel à la liberté est lié à cette exhortation : ’Le Christ nous a libérés, afin que nous restions libres. Tenez donc ferme et ne vous laissez pas attacher de nouveau au joug de l’esclavage (du péché)’ ». La secte synodale allemande prêche une fausse liberté qui est, en fait, l’esclavage du péché. C’est pourquoi le cardinal Müller nous exhorte : « Ne faites pas de la liberté un prétexte à la fornication, à l’impureté, à la luxure, à l’idolâtrie… » (cf. Ga 5, 1.13-25).

Et comment le Cardinal Müller a-t-il commenté l’idéologie du genre qui promeut les LGBTQ ?

« Les idéologies homosexuelles et de genre, qui contredisent toute anthropologie scientifique, philosophique et théologique, ont remplacé l’herméneutique de la foi catholique dans le catholicisme basé sur le fait ‘d’être différent’ de la secte synodale allemande. Or, la foi surnaturelle et salvatrice vient de l’écoute de la Parole de Dieu et non… de la voix du peuple et de ses tribuns ».

Le cardinal Müller a également déclaré qu’il n’approuvait pas les efforts des évêques qui ont succombé aux tendances transhumanistes et qui veulent accueillir les personnes LGBTQ au sein de l’Église. Ils n’exigent pas que ces personnes fassent preuve d’un véritable repentir, qui est la condition du salut, et ne leur permettent même pas de se repentir. Le Cardinal Müller déclare : « Les personnes ayant une attirance érotique pour les membres du même sexe n’ont pas besoin de gestes hypocrites d’inclusion au sein de l’Église de la part de prélats qui ne se considèrent plus comme des serviteurs de la Parole de Dieu, mais comme des représentants d’un lobby transhumaniste ».

Quant à savoir comment une personne est incluse dans l’Église du Christ, ce n’est pas seulement par le baptême, mais aussi par la conversion personnelle, la repentance et l’acceptation du salut en Jésus-Christ. Le cardinal déclare : « Tous les hommes sont créés par l’amour de Dieu et rachetés du péché par le sang du Christ. Le Christ est venu pour sauver les pécheurs et les conduire sur le chemin du salut par la repentance et la conversion ». En outre, le cardinal a expliqué comment il est possible de parcourir le chemin du salut, le chemin des commandements de Dieu, qui sont liés au renoncement à soi-même, au port de la croix quotidienne et à la suite du Christ : « Avec l’aide de la grâce de Dieu, il est possible d’observer les commandements de Dieu, de surmonter les inclinations indisciplinées, d’éviter le péché et de faire le bien naturel et surnaturel ». Par ces paroles, le Cardinal Müller réfute la théorie erronée de l’homosexualité dite innée. Cette erreur est imposée idéologiquement à l’opinion publique afin d’éliminer le repentir, comme si les pécheurs ne pouvaient, voire ne devaient plus, se repentir.

Le cardinal réfute également les attitudes hérétiques actuelles faisant appel à l’amour de Dieu pour minimiser le péché : « Le Christ n’est pas venu pour expliquer et minimiser le péché en faisant appel à l’amour de Dieu, mais pour retirer son aiguillon mortel (l’aiguillon mortel du péché) de notre être mortel et nous permettre de vivre dans la véritable justice et la sainteté, à la suite du Christ » (cf. Ep 4, 24).

Afin de clarifier la question du péché et du pardon, le Cardinal Müller cite l’Epître de Jean : « Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est pas en nous… Et si quelqu’un pèche, nous avons un Avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Et Lui-même est la propitiation pour nos péchés » (1Jn 1:10). Le parcours synodal boycotte complètement ces versets de l’Écriture, ainsi que d’autres du même genre.

Le Cardinal Müller admet que de nombreux évêques ont trahi leur vocation. Il dit : « Un évêque qui, contrairement à la nature de sa fonction, nie le pouvoir autodestructeur du péché qui éloigne de Dieu, afin de rendre l’Église vulnérable et de la présenter comme étant changeante, n’a pas compris le mystère du salut par le péché, et a manqué à sa vocation de successeur des apôtres ».

L’évêque Bätzing a déclaré à Prague qu’il percevait des tensions considérables au sein de l’Église. Le cardinal Müller y répond en disant : « Les raisons des ‘tensions considérables’ perçues par le coprésident de la Voie synodale allemande dans l’Église catholique, ne trouvent pas leur origine dans les incongruités culturelles des [différents] peuples, mais dans la contradiction hérétique à la doctrine de la foi catholique ».

Le cardinal Müller décrit la voie synodale comme « doctrinalement incompétente et canoniquement illégitime ». Il explique « qu’elle est en contradiction apparente (flagrante) avec la doctrine de la nature et de la mission universelle de l’Église du Christ ». Müller dit littéralement que « l’analyse de Bätzing est consternante ». Pendant l’assemblée de Prague, Bätzing a exprimé son rejet de la révélation de Dieu confiée à l’Église, en disant : « Ce n’est pas ma foi, pas mon image du Christ et de l’Église ». La réalité est que la foi de Bätzing, son faux Christ et son image hérétique de l’Église, sont diamétralement opposés aux enseignements de l’Église catholique, c’est-à-dire aux enseignements des Saintes Écritures et de toute la Tradition. Ainsi, la foi de Bätzing et son faux Christ ne lui donnent pas, ni à personne d’autre, l’assurance du pardon des péchés et du salut. Suivre cette voie synodale que représente Bätzing, c’est se diriger vers la destruction.

Aucune des conclusions de ce faux parcours synodal n’est en aucune façon contraignante pour les fidèles, car elles contredisent de façon manifeste la révélation de Dieu. Les fidèles ne doivent obéir ni à l’évêque, ni au pape si ceux-ci ont dévié des enseignements de l’Église donnés par la révélation divine. Le cardinal Müller a commenté ce sujet comme suit : « Les fidèles ne sont liés par une ‘obéissance religieuse’ aux évêques en matière de foi et de morale que lorsque le Pontife romain – ou le collège des évêques avec lui – définit une certaine vérité en accord avec la révélation divine… ». Il est clair pour tout catholique que briser les commandements de Dieu en légalisant les LGBTQ ou l’idolâtrie publique de Pachamama ou la consécration invalide du pape François aux démons au Canada, est en contradiction évidente avec la révélation de Dieu. En outre, elle fait peser l’anathème de Dieu, l’expulsion de l’Église selon Gal 1:8-9, sur ceux qui ont trahi la révélation divine.

Le cardinal Müller a déclaré à propos du Magistère de l’Église : « Le magistère n’est pas au-dessus de la Parole de Dieu, mais il la sert, n’enseignant que ce qui a été transmis, c’est-à-dire révélé par Dieu… ».

Le parcours synodal est la preuve qu’actuellement, le magistère a été abusé contre les vérités révélées par Dieu. L’Église actuelle est dans un état de Sede Vacante. De même, dans l’Église actuelle, il y a une absence du Magistère représenté par la Congrégation du Vatican, qui est sous la domination d’un pape non valable.

Rappelons comment le cardinal Müller évalue l’Assemblée continentale de Prague : « Les protagonistes du catholicisme alternatif allemand ont utilisé la réunion synodale de Prague – comme prévu… ».

Comment Dieu évalue-t-il ce pseudo-synode de Prague, qui promeut l’anti-évangile sodomite ? « Si quelqu’un, même un ange du ciel, prêche un autre évangile, qu’il soit anathème » (Gal 1:8-9). Les présidents des conférences épiscopales européennes et tous les autres participants sont sous l’anathème de Dieu.

 

PCB : la voix de celui qui crie dans le désert

 

Téléchargement: PCB : Réflexion sur la critique effectuée par le Cardinal Müller de l’Assemblée synodale continentale à Prague /5-12 février 2023/ (21/2/2023)

 

 


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